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L’alopécie : qu’est-ce que c’est et comment la traiter ? L’alopécie : qu’est-ce que c’est et comment la traiter ? L’alopécie : qu’est-ce que c’est et comment la traiter ? L’alopécie : qu’est-ce que c’est et comment la traiter ?

L’alopécie : qu’est-ce que c’est et comment la traiter ?

L’alopécie est un terme générique pour qualifier toutes les pertes de poils sur le corps, notamment la chute de cheveux. Lorsque cette dernière est abondante et se prolonge dans le temps, elle devient un sujet d’inquiétude et de complexes, pour les hommes comme pour les femmes, qui peuvent elles aussi être touchées (on parle alors d’« alopécie féminine »). Lisez cet article pour découvrir toutes les informations importantes au sujet de l’alopécie : les différentes causes de la perte de cheveux, les symptômes à surveiller ou encore les traitements possibles pour freiner la chute et favoriser la repousse.

Sommaire


1 - Qu’est-ce que l’alopécie ?2 - Alopécie cicatricielle vs. alopécie non cicatricielle3 - Tableau comparatif des types d'alopécie4 - Quelles sont les différentes classifications de l’alopécie selon sa gravité ?5 - 6 - Les traitements médicamenteux7 - Quels sont les premiers symptômes d’une alopécie ?8 - 9 - Quand consulter pour un soupçon d’alopécie ?10 - Comment diagnostique-t-on une alopécie ?11 - L'impact psychologique de l'alopécie : un aspect à ne pas minimiser12 - Comment traiter l’alopécie ?13 - Quelle routine de soin pour la chute de cheveux ?14 - 15 - Comment vivre avec l’alopécie ?16 -

Qu’est-ce que l’alopécie ?

L’alopécie est une condition médicale qui se caractérise par une perte de cheveux (ou de poils), partielle ou totale, pouvant affecter le cuir chevelu ainsi que d'autres parties du corps. Le terme vient du grec « alopex », qui signifie « renard », en référence à la chute abondante de la fourrure du canidé à chaque printemps.

POUR EN SAVOIR PLUS : Article sur l'alopécie féminine

Alopécie cicatricielle vs. alopécie non cicatricielle

L'alopécie peut être classée en deux catégories principales : cicatricielle et non cicatricielle. Comprendre ces distinctions est crucial pour déterminer le plan de traitement approprié.

Qu’est-ce que l’alopécie cicatricielle?

L'alopécie cicatricielle se caractérise par la destruction permanente des follicules pileux, souvent due à des inflammations ou des traumatismes cutanés. Cette forme d'alopécie peut être causée par divers facteurs, y compris des maladies inflammatoires de la peau comme le lupus érythémateux systémique, la sclérodermie, la dermatite décalvante, ou encore des brûlures graves.

Qu’est-ce que l’alopécie non cicatricielle?

À la différence de l'alopécie cicatricielle, l'alopécie non cicatricielle est souvent réversible. Elle peut résulter de diverses causes, y compris des facteurs génétiques, des changements hormonaux ou des troubles auto-immuns comme le lupus érythémateux systémique, le syndrome polyglandulaire auto-immun ou la thyroïdite de Hashimoto. 

Tableau comparatif des types d'alopécie

Pour s'y retrouver facilement entre les différents types de chute de cheveux, voici un tableau récapitulatif des principales formes d'alopécie, de leurs causes et de leurs options de prise en charge.

Type

Cause principale

Zone touchée

Réversibilité

Prise en charge

Alopécie androgénétique

DHT, génétique

Tempes, sommet du crâne

Non (sans traitement)

Minoxidil, soins capillaires

Alopecia areata (pelade)

Auto-immune

Plaques rondes

Souvent oui

Corticoïdes, immunomodulateurs

Effluvium télogène

Stress, grossesse, carence

Diffuse (tout le crâne)

Oui (3 à 6 mois)

Compléments, rééquilibrage

Alopécie cicatricielle

Inflammation, traumatisme

Variable

Non

Traitement médical spécialisé

Alopécie de traction

Coiffures serrées

Tempes, lisière du front

Oui si prise en charge tôt

Changer les habitudes, soins doux

Note : ce tableau est fourni à titre indicatif. Seul un dermatologue peut établir un diagnostic précis et proposer une prise en charge adaptée à votre situation.

Quelles sont les différentes classifications de l’alopécie selon sa gravité ?

La compréhension de l'alopécie repose sur une évaluation précise de sa gravité, guidée par des outils de classification tels que l'échelle de Hamilton-Norwood pour l'alopécie masculine et l'échelle de Ludwig pour l'alopécie féminine. Ces échelles jouent un rôle crucial dans l'établissement du diagnostic, permettant aux professionnels de la santé de catégoriser la perte de cheveux en stades spécifiques, allant de légers à avancés, puis de proposer un traitement adapté.

L’échelle de Hamilton-Norwood pour l’alopécie masculine

L'échelle de Hamilton-Norwood est une méthode de classification couramment utilisée pour évaluer la sévérité de l'alopécie chez les hommes. Elle permet de déterminer le stade de la perte de cheveux, allant de légère à sévère. Aux stades plus légers, on peut observer une récession des tempes, tandis qu'aux stades plus avancés, la calvitie peut atteindre la couronne du crâne. Cette échelle fournit une base visuelle pour comprendre l'évolution de la perte de cheveux chez les hommes.

L’échelle de Ludwig pour l’alopécie féminine

L'échelle de Ludwig est spécifiquement conçue pour évaluer l'alopécie chez les femmes. Elle offre une compréhension détaillée de la perte de cheveux féminine selon différents stades : les plus légers peuvent présenter un amincissement diffus, tandis que les plus avancés peuvent afficher une perte de cheveux plus marquée sur la partie supérieure du crâne.

L’alopécie androgénétique

Aussi appelée « calvitie », l'alopécie androgénétique est fortement liée aux facteurs génétiques et hormonaux. Elle se manifeste différemment chez les hommes et les femmes, avec une sensibilité accrue des follicules pileux aux hormones androgènes, en particulier la dihydrotestostérone (DHT).

 

Effluvium télogène & effluvium anagène : deux mécanismes distincts

Parmi les formes de chute de cheveux les plus fréquentes, deux mécanismes retiennent particulièrement l'attention.

L'effluvium télogène : la chute liée au stress et aux carences

L'effluvium télogène se produit lorsqu'un nombre anormalement élevé de follicules pileux bascule prématurément en phase de repos (phase télogène). Les cheveux concernés tombent en masse 2 à 3 mois après l'événement déclencheur : grossesse, choc émotionnel, chirurgie, fièvre intense ou carence nutritionnelle sévère (fer, zinc, protéines).

Bonne nouvelle : cette forme de chute de cheveux est généralement réversible. Une fois la cause identifiée et corrigée, la repousse se réamorce spontanément dans un délai de 3 à 6 mois. Un bilan sanguin chez votre médecin permet d'écarter une carence sous-jacente.

L'effluvium anagène : la chute rapide liée aux traitements médicaux

L'effluvium anagène, lui, affecte la phase de croissance du cheveu (phase anagène). Il survient notamment lors de certains traitements médicaux, en particulier la chimiothérapie, qui perturbe directement la division cellulaire des follicules pileux en pleine activité. La chute est rapide, parfois massive, et touche l'ensemble du cuir chevelu.

Dans la majorité des cas liés à la chimiothérapie, les cheveux repoussent après l'arrêt du traitement. Des dispositifs comme le casque réfrigérant peuvent contribuer à limiter cette chute durant les séances, selon les indications médicales.

Les traitements médicamenteux

Certains médicaments peuvent provoquer une perte de cheveux temporaire. C’est notamment le cas de :

  • Anticoagulants ;
  • Dérivés de la vitamine A (rétinoïdes) ;
  • Antidépresseurs ;
  • Pilule contraceptive ;
  • Médicaments pour l'hypertension artérielle ;
  • Immunodépresseurs ;
  • Antithyroïdiens ;
  • Médicaments pour la goutte (colchicine) ;
  • Médicaments pour l’épilepsie (trimethadione et valproate de sodium).

Le processus de récupération capillaire dépend du type et de la durée du traitement.

Quels sont les effets de la chimiothérapie sur la chute des cheveux ?

Les agents cytotoxiques utilisés dans le traitement du cancer ont des effets secondaires significatifs, dont la perte de cheveux et des poils peut faire partie. La chute survient généralement deux à trois semaines après le début du traitement et, dans la majorité des cas, elle est temporaire.

Selon le site du centre Gustave Roussy, 1er centre de lutte contre le cancer en Europe, l’utilisation d’un casque réfrigérant, à poser sur la tête le temps de la chimiothérapie, permettrait de limiter l’alopécie due aux médicaments anticancéreux.

L’alopécie de traction

Les coiffures très serrées (tresses, queue-de-cheval, chignon etc.), le port d’extensions et l’utilisation fréquente d’accessoires qui tirent sur les cheveux peuvent entraîner une alopécie dite de « traction ». La pression excessive exercée sur les racines affaiblit et finit par arracher les cheveux, le plus souvent au niveau des tempes et du front.

Les infections du cuir chevelu

Certaines infections du cuir chevelu peuvent entraîner une inflammation sévère, endommageant les follicules pileux et conduisant potentiellement à une alopécie. C’est le cas de :

  • Teigne ;
  • Impétigo ;
  • Dermatite séborrhéique ;
  • Cellulite du cuir chevelu.

La plupart de ces maladies infectieuses sont traitables avec un traitement adapté (médicaments antifongiques, antibiotiques etc.). Une fois l’agent infectieux éliminé, la repousse peut avoir lieu, même si certaines zones du cuir chevelu peuvent afficher des dommages permanents.

Quels sont les premiers symptômes d’une alopécie ?

Les premiers symptômes d’une alopécie peuvent varier en fonction du type de perte de cheveux.

Parmi les signes qui méritent d’être surveillés, on retrouve :

  • Chute de cheveux excessive ;
  • Amincissement des cheveux ;
  • Apparition de zones de cuir chevelu clairsemées ;
  • Démangeaisons du cuir chevelu.

Quand consulter pour un soupçon d’alopécie ?

Lorsque les symptômes persistent (ou s’aggravent), prendre rendez-vous chez un professionnel de santé, et plus particulièrement un dermatologue, permet d’obtenir un diagnostic précis. Selon l’appréciation du médecin, un traitement pourra être proposé afin de stopper la chute des cheveux et de favoriser la repousse.

Comment diagnostique-t-on une alopécie ?

D’après le site de la Société Française de Dermatologie, plusieurs examens peuvent être effectués par le dermatologue pour poser un diagnostic :

  • Analyse clinique pour évaluer la perte de cheveux ;
  • Analyse au microscope d’une zone du cuir chevelu pour déterminer la santé globale des follicules pileux (trichogramme) ;
  • Surveillance grâce à la prise régulière de photos ;
  • Biopsie du cuir chevelu ;
  • Analyses de sang, Analyse des antécédents médicaux, familiaux et hormonaux ;
  • Test de traction pour évaluer la résistance des cheveux.

La combinaison de ces examens permet au médecin d’obtenir une image complète de la situation, d'identifier la cause sous-jacente de l’alopécie puis de proposer un protocole de traitement personnalisé.

L'impact psychologique de l'alopécie : un aspect à ne pas minimiser

La chute de cheveux ne se limite pas à une préoccupation esthétique. Pour beaucoup de personnes, hommes comme femmes, elle peut avoir des répercussions réelles sur la qualité de vie : baisse de confiance en soi, anxiété, sentiment de perte de contrôle, voire isolement social.

Ces ressentis sont parfaitement légitimes et reconnus par la communauté médicale. Si vous vous reconnaissez dans cette description, n'hésitez pas à en parler ouvertement avec votre dermatologue lors de la consultation : la prise en charge de l'alopécie est globale, et l'aspect psychologique fait partie intégrante du suivi.

Dans certaines situations, un accompagnement psychologique ou le recours à des associations de patients peut également apporter un soutien précieux.

Comment traiter l’alopécie ?

Plusieurs approches thérapeutiques existent pour traiter l’alopécie, allant des options médicamenteuses aux interventions chirurgicales, en passant par le port d’une perruque médicale. En fonction des recommandations du médecin, certains traitements peuvent être combinés pour optimiser les chances de repousse mais aussi améliorer la qualité de vie du patient.

Les traitements médicamenteux de l’alopécie

Le Minoxidil est un médicament topique qui favorise la croissance des cheveux et peut être utilisé par les hommes et les femmes.
Le finastéride agit en bloquant les effets de certaines hormones responsables de la perte de cheveux. Il est interdit aux femmes et aux sportifs professionnels.
Des corticoïdes peuvent être appliqués localement pour réduire l'inflammation et stimuler la repousse des cheveux.

Les traitements chirurgicaux de l’alopécie

Les traitements chirurgicaux de l’alopécie visent à restaurer la densité de la chevelure en implantant de nouveaux follicules pileux dans les zones touchées. Deux principales techniques sont largement utilisées : la greffe de cheveux et la technique de prélèvement de bande, toutes les deux réalisées par un chirurgien spécialisé.

La greffe de cheveux par extraction

La greffe de cheveux est de plus en plus populaire auprès des hommes souffrant d’une calvitie (aussi appelée « alopécie androgénétique »), malgré son prix élevé, un temps de récupération long et des résultats non garantis.

Une fois la tête totalement rasée, les follicules pileux individuels sont extraits un par un du cuir chevelu du patient à l'aide d'un dispositif de prélèvement automatisé ou manuel, sous anesthésie locale afin de soulager la douleur. Les follicules extraits sont ensuite triés en greffons, puis ils sont implantés dans les zones receveuses, suivant un dessin naturel pour assurer le résultat le plus harmonieux possible. Les résultats définitifs peuvent être évalués environ un an après l’acte chirurgical, une fois que les cheveux transplantés ont eu le temps de pousser pleinement.

Le prélèvement de bande

Autre technique mais qui donne des résultats équivalents, le prélèvement de bande consiste à découper une bande de cuir chevelu sur la zone donneuse (le plus souvent, la zone temporale), d’où les greffons sont ensuite prélevés. Ils sont alors triés puis implantés un à un. Le nombre de greffons pouvant être récoltés en une seule session peut être plus élevé par rapport à une greffe de cheveux par extraction, mais la cicatrice peut se voir si les cheveux sont portés courts.

Les compléments alimentaires

Si une alimentation variée et équilibrée reste la meilleure approche pour maintenir la santé des cheveux, les compléments alimentaires peuvent donner un coup de pouce en cas de carences révélées par un bilan sanguin. Les nutriments essentiels les plus intéressants en cas de chute de cheveux sont :

  • La biotine
  • La vitamine B
  • La vitamine D
  • Le zinc
  • Le fer
  • Les oméga-3 et 6

Quelle routine de soin pour la chute de cheveux ?

Pour ralentir la progression de l'alopécie et favoriser la repousse, il est judicieux d'adopter une routine de soins capillaires anti-chute. En complément d'un shampoing spécifique, qui nettoie délicatement les cheveux tout en stimulant le cuir chevelu, l'application quotidienne d'une lotion sans rinçage au niveau des racines peut contribuer à accroître la densité capillaire, renforcer les cheveux fragiles et encourager la repousse.

Comment vivre avec l’alopécie ?

L’alopécie peut être particulièrement difficile à vivre pour les hommes, femmes, adultes et enfants concernés. En plus des consultations régulières chez un dermatologue, afin d’obtenir un diagnostic puis de suivre l’avancée du ou des traitements préconisés par le médecin, un soutien psychologique réalisé par un professionnel de santé peut être bénéfique afin de retrouver une bonne estime de soi.

Des associations, comme La Tresse, proposent des groupes d’échange et de soutien qui offrent un espace bienveillant aux personnes qui souffrent de leur chute de cheveux.

Les compléments capillaires

Afin d’atténuer les effets de l’alopécie et de mener une vie presque normale, il est possible d’opter pour un complément capillaire. En fonction des besoins et du budget, il peut s’agir d’une perruque ou d’une prothèse sur mesure. La variété de styles, couleurs et textures disponibles permet aux personnes touchées par l’alopécie de maintenir une apparence qui correspond à leur identité. Des coiffures longues et ondulées aux coupes courtes très tendance, les options sont vastes.

BON À SAVOIR

En France, selon le site de l’Assurance maladie, les personnes atteintes d’alopécie peuvent bénéficier d’une prise en charge à 100 % de leur perruque ou des accessoires pour masquer la chute de tous leurs cheveux, dans le cadre d’une prescription médicale.

 

Actualité thérapeutique 2025-2026 : ce qui change pour les patients

La recherche dermatologique avance rapidement dans le domaine de l'alopécie, et ces dernières années ont vu émerger de nouvelles options pour certains types de chute de cheveux.

De nouveaux traitements médicaux pour l'alopecia areata

Pour les patients atteints d'alopecia areata (pelade) modérée à sévère, deux molécules appartenant à la famille des inhibiteurs de JAK ont été autorisées ces dernières années : le baricitinib et le ritlecitinib. Ces traitements, disponibles sur prescription médicale spécialisée, ont montré des résultats encourageants dans les études cliniques pour favoriser la repousse capillaire. Ils ne s'adressent pas à l'alopécie androgénétique et ne sont pas disponibles en automédication.

Finastéride : un encadrement renforcé en France en 2026

En France, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a renforcé en 2026 les conditions de prescription du finastéride 1 mg, traitement utilisé dans l'alopécie androgénétique masculine. Une attestation d'information annuelle, cosignée par le médecin et le patient, est désormais requise avant toute initiation ou renouvellement du traitement, afin de garantir une information complète sur les effets indésirables potentiels.

Si vous utilisez ce traitement ou envisagez de le débuter, parlez-en à votre dermatologue ou médecin traitant.

 

Sources

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FAQ

Combien de cheveux perd-on par jour en dehors de toute alopécie ?
Une chute quotidienne comprise entre 50 et 100 cheveux est tout à fait normale : il s'agit du renouvellement naturel lié au cycle pilaire. C'est lorsque la chute dépasse régulièrement 100 à 150 cheveux par jour et se prolonge dans le temps qu'il convient de consulter un dermatologue pour en identifier la cause.
L'alopécie androgénétique est-elle héréditaire ?
Oui, la composante génétique est déterminante dans l'alopécie androgénétique. Si plusieurs membres de votre famille (du côté maternel comme paternel) sont concernés, le risque est statistiquement plus élevé. Cela ne signifie pas pour autant qu'il est inévitable, et une prise en charge précoce peut contribuer à en ralentir la progression.
À partir de quel moment faut-il consulter un dermatologue pour une chute de cheveux ?
Il est conseillé de prendre rendez-vous si la chute vous semble anormalement abondante (cheveux sur l'oreiller, dans la douche, sur la brosse), si elle s'accompagne de plaques visibles, de démangeaisons ou de modifications du cuir chevelu, ou si elle dure depuis plus de 3 mois sans cause évidente. Plus le diagnostic est établi tôt, plus les options de prise en charge sont efficaces.
L'alopécie touche-t-elle aussi les femmes ?
Oui, et plus fréquemment qu'on ne le croit. L'alopécie androgénétique touche environ 1 femme sur 5 après 40 ans, et d'autres formes comme l'effluvium télogène sont particulièrement fréquentes après une grossesse ou en période de stress intense. Chez la femme, la chute est souvent diffuse plutôt que localisée, ce qui peut la rendre plus difficile à détecter dans un premier temps.
Peut-on prévenir la chute de cheveux ?
Si l'alopécie androgénétique ou la pelade ne peuvent pas être entièrement prévenues en raison de leurs composantes génétique et auto-immune, certaines formes de chute de cheveux sont en revanche liées à des facteurs sur lesquels il est possible d'agir : rééquilibrer une alimentation carencée, réduire les sources de stress, adopter des pratiques capillaires douces (éviter les coiffures très serrées, limiter la chaleur excessive), et prendre soin de son cuir chevelu au quotidien avec des soins adaptés.