Les causes de l’alopécie de traction et moyens de l’éviter
Summary
Qu'est-ce que l'alopécie de traction exactement ?
L’alopécie de traction est une perte de cheveux provoquée par une tension excessive et répétée sur la tige pilaire, entraînant une souffrance des structures folliculaires. Elle résulte directement de contraintes physiques prolongées appliquées au cheveu [1].
Elle se distingue de :
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L’alopécie androgénétique, liée à des facteurs hormonaux et héréditaires.
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La pelade, d’origine auto-immune.
Les zones les plus fréquemment touchées sont :
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Les tempes,
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La ligne frontale,
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Parfois la nuque.
Aux stades précoces, cette alopécie est souvent réversible, ce qui rend son diagnostic et sa prévention importants.
Pour en savoir plus sur l’alopécie et les différents types d’alopécie, retrouvez notre article dédié.
Les causes de l’alopécie de traction
Les coiffures à risque
Certaines coiffures induisent une tension chronique des cheveux, notamment lorsqu’elles sont réalisées de façon serrée et répétée :
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Tresses serrées et nattes plaquées, en particulier lorsqu’elles sont portées en continu.
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Queues de cheval et chignons très tirés, et en position haute.
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Extensions capillaires, tissages ou rajouts lourds, augmentant la charge exercée sur les follicules.
Ces pratiques exercent une tension traumatique répétée sur le cuir chevelu, responsable d’une perte de cheveux progressive.
Les accessoires et outils problématiques
Certains gestes quotidiens peuvent aggraver la traction sur la tige pilaire :
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Élastiques trop serrés, surtout fins et non gainés.
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Peignes à dents fines utilisés de manière agressive.
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Brossages répétés et appuyés, notamment sur cheveux mouillés.
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Outils chauffants (lisseurs, fers) qui fragilisent la tige pilaire et la gaine coulissante.
Ces facteurs fragilisent la structure péripilaire et favorisent la chute des cheveux.
Les traitements chimiques agressifs
Les pratiques chimiques répétées peuvent accentuer la vulnérabilité capillaire :
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Défrisages répétés.
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Colorations fréquentes.
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Lissages chimiques ou permanentes.
En altérant la résistance de la tige pilaire, ces techniques augmentent la sensibilité du follicule aux forces de traction.
Focus sur les cheveux texturés, frisés ou crépusLes cheveux frisés à crépus sont plus sensibles aux contraintes mécaniques, car :
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Comment se développe l'alopécie de traction ?
Le processus de l’alopécie de traction évolue en plusieurs étapes [3] :
- Une tension mécanique prolongée sur la tige pilaire et le follicule pileux ancré dans le cuir chevelu, et qui provoque une sensibilité locale et fragilise l’environnement folliculaire
- L’apparition d’une réaction inflammatoire péripilaire (folliculite), avec des rougeurs, des sensations de tiraillements, voire des douleurs et de petits boutons. La croissance du cheveu peut s’en trouver perturbée.
- Une miniaturisation progressive du cheveu : lorsque l’inflammation et la traction persistent, le follicule produit des cheveux de plus en plus fins, courts et fragiles. Visuellement, la chevelure devient moins dense et plus clairsemée.
- L’accélération anormale des cycles capillaires : la phase de croissance (anagène) se raccourcit, et la phase de chute (télogène) survient plus rapidement. Les cheveux tombent alors plus vite qu’ils ne sont remplacés.
- Sous l’effet prolongé de la traction et de l’inflammation, le follicule est altéré avec la destruction définitive du bulbe. On parle alors d’alopécie cicatricielle, avec une capacité de repousse fortement limitée, voire absente... d’où l’importance d’un diagnostic et d’une prise en charge précoce.
Comment éviter l'alopécie de traction ? (Prévention)
La prévention de l’alopécie de traction repose sur des mesures simples mais essentielles [4] :
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Alterner les coiffures et éviter les tensions prolongées.
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Privilégier des accessoires larges, gainés et non serrés.
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Limiter l’usage des outils chauffants.
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Espacer les traitements chimiques agressifs.
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Respecter le cuir chevelu lors du brossage et du coiffage.
Une attention particulière portée au cuir chevelu permet de préserver l’intégrité des structures folliculaires sur le long terme.
Que faire si vous avez déjà une alopécie de traction ?
En cas de signes évocateurs (chevelure localement clairsemée, tiraillements, rougeurs, cheveux cassés), il est recommandé de rapidement [4] :
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Supprimer les facteurs de traction.
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Adopter des gestes de soins capillaires doux, respectueux du cuir chevelu.
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Consulter un professionnel de santé pour confirmer le diagnostic dermatologique.
Une prise en charge précoce de l’alopécie de traction permet souvent de limiter l’évolution vers des formes chroniques et irréversibles.
L’alopécie de traction illustre à quel point les gestes capillaires du quotidien peuvent durablement influencer la santé du cuir chevelu et des cheveux. Réduire les causes mécaniques et les tensions répétées, et adopter des pratiques plus respectueuses constituent la première étape indispensable pour limiter la perte de cheveux et préserver votre capital capillaire.
En complément de ces mesures de prévention, des soins capillaires adaptés peuvent contribuer à soutenir la vitalité des cheveux fragilisés. Le Laboratoire Dermatologique ACM a développé la gamme Novophane, dédiée à la santé des cheveux et des phanères, et notamment à la chute de cheveux. Cette gamme repose sur une approche dermatologique rigoureuse, combinant des actifs essentiels au métabolisme capillaire et des formules conçues pour une bonne tolérance du cuir chevelu avec :
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Des compléments alimentaires apportant des nutriments indispensables à la croissance et à la résistance de la tige pilaire.
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Des soins capillaires topiques (shampooings, lotions) respectueux du cuir chevelu, et adaptés aux cheveux fragilisés.
En cas de chute de cheveux persistante, douloureuse ou évolutive, la consultation d’un professionnel de santé reste essentielle afin d’établir un diagnostic dermatologique précis et orienter la prise en charge.
Les questions les plus souvent posées :
L’alopécie de traction est-elle réversible ?
Oui, à un stade précoce, l’alopécie de traction est souvent réversible. Lorsque la perte de cheveux est liée à une tension mécanique récente et que le follicule n’est pas durablement altéré, l’arrêt des coiffures serrées permet généralement une bonne reprise de la pousse. Mais si la traction et l’inflammation s’installent, le bulbe pilaire peut définitivement se détériorer, d’où l’importance d’agir dès les premiers signes.
Comment reconnaître une alopécie de traction par rapport à une autre alopécie ?
Contrairement à d’autres alopécies, l’alopécie de traction est d’origine mécanique (et non d’origine hormonale ou auto-immune). Elle est associée à :
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Une perte de cheveux progressive et localisée (tempes, lisière frontale, parfois nuque).
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La pratique fréquente de coiffures serrées ou répétées.
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Des sensations de tension, de douleur ou de démangeaisons du cuir chevelu.
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Un professionnel de santé peut vous aider à confirmer son diagnostic.
Quelles coiffures éviter en cas de chute de cheveux par traction ?
En cas d’alopécie de traction, il est recommandé de limiter :
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Les tresses serrées, nattes plaquées ou vanilles portées longtemps.
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Les queues de cheval et chignons très tirés, surtout en position haute.
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Les extensions ou rajouts lourds.
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Les coiffures exerçant une tension répétée sur les mêmes zones.
Privilégier des coiffures lâches, varier les styles et respecter le cuir chevelu permet de réduire les contraintes folliculaires et de préserver la fibre capillaire.
Sources


